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Cap sur les États-Unis

MONTRÉAL, Québec, 13 novembre 2000 — La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et l’Association de la construction du Québec (ACQ) ont dévoilé ce matin les résultats d’une étude exclusive visant à identifier les dix régions métropolitaines des États-Unis qui offrent le plus fort potentiel en matière de construction d’édifices en hauteur, ainsi que les dix régions de l’Est des États-Unis les plus intéressantes dans le secteur de l’immobilier commercial. Cette étude, réalisée par l’économiste Claire Piché-Cyr pour les deux organismes, dresse un portrait complet de chaque région identifiée selon la catégorie visée, résidentiel, édifices à bureaux, hôtels et centres commerciaux.

Le document, intitulé « Pénétration du secteur de l’habitation multiple aux États-Unis », se penche également sur les barrières engendrées par l’exportation aux États-Unis et sur les stratégies à utiliser afin de les surmonter. « Le marché américain représente un potentiel extraordinaire pour l’exportation de services de construction, tant à cause de sa taille, que de sa croissance future, sans compter qu’il se situe à nos portes », souligne Mme Piché-Cyr. « Il est aussi prévu que le nombre de ménages augmentera de 1,2 millions par année pour les prochains dix ans et que plus du quart de la population américaine résidera en Floride, au Texas et en Californie. »

Dans le secteur commercial, la croissance est également très forte. « L’an dernier, la construction d’espace à bureaux a été seize fois plus importante aux États-Unis qu’au Canada », ajoute Mme Piché-Cyr. La demande est générée par des niches d'industries dans les nouvelles technologies. À cet égard, Boston, le nord de la Virginie, Washington et le New Jersey en banlieue de New York connaissent un essor important. Charlotte, Columbus et Raleigh font partie du groupe des nouvelles villes émergentes qui capitalisent sur les nouvelles technologies.

Conseils aux exportateurs

Outre l’identification des niches potentielles, l’étude se penche sur les stratégies d’exportation à développer pour percer sur ces marchés régionaux et faire face aux barrières informelles, telles que le chauvinisme américain et la culture d’affaires locale parfois protectionniste. « Il est souvent nécessaire de s’associer à des partenaires locaux pour s’habituer aux pratiques et attitudes d’affaires qui varient d’une région à une autre aux États-Unis », conseille Mme Piché-Cyr. L’étude recommande également de s’engager à long terme et d’assigner des ressources humaines sur les lieux des chantiers que l’on réalise.

Secteur résidentiel en hauteur

Le secteur résidentiel est intimement lié à la croissance démographique. À titre d’exemple, la démographie augmente à un rythme de 1,5 % par année en Floride. Les logements locatifs semblent rentables à Chicago, au New Jersey et à Boston. Dans le même ordre d’idées, Washington et la banlieue de New York connaissent une migration importante de ménages sans enfant.

Dans l’Ouest américain, Seattle requiert la construction de logements multiples de grande qualité. Austin connaît aussi une migration importante de ménages sans enfant. Pour réussir, les entreprises canadiennes doivent choisir une région ou une ville américaine où elles se sentent à l’aise et s’y attaquer avec énergie et acharnement. En canalisant leurs énergies au développement d’une offre distinctive de qualité, les constructeurs décuplent leurs chances de réussite.

Développement non résidentiel

L’avènement des nouvelles technologies et la redéfinition du marché du travail a changé les données en ce qui a trait à la demande de construction du secteur commercial. Selon le document de la SCHL et de l’ACQ, « la croissance sans répit du secteur des immeubles à bureaux prend lieu à proximité des bassins de main-d’oeuvre qualifiée. La qualité de vie et un environnement favorable aux affaires attirent cette main-d’oeuvre. La demande est aussi influencée par la base économique et la personnalité des villes », souligne-telle.

D’autre part, l’industrie de la construction américaine ne réussit pas à atteindre le niveau de développement suffisant pour combler les besoins dans plusieurs villes à forte croissance, dont New York, Washington et Miami. Les nouvelles technologies provoquent aussi un essor dans de petites villes comme Columbus, Charlotte et Raleigh. Les opportunités d’affaires y sont nombreuses.

ACQ et SCHL

Les deux organismes entendent diffuser l’étude à leurs membres et clients. Dans cette veine, l’ACQ a entrepris tout récemment une tournée régionale du Québec afin d’émettre les résultats de la recherche et de conseiller ses membres dans leur stratégie d’expansion aux États-Unis. Pour sa part, la SCHL mènera une mission commerciale à Atlanta en février 2001. De plus, elle rend l’étude disponible gratuitement sur son site Internet www.cmhc-schl.gc.ca et la distribuera également à son kiosque lors de Construct Canada, le plus grand salon de la construction au Canada, qui aura lieu du 29 novembre au 1er décembre à Toronto.

Renseignements additionnels :
Isabelle Lalbin
SCHL
Centre d’affaires du Québec
(514) 283-0259
ilalbin@cmhc-schl.gc.ca