Print Back

Le taux d'inoccupation moyen des logements locatifs monte à 2,2 %

OTTAWA, Ontario, 2 décembre 2003 — Selon les résultats de l'Enquête sur les logements locatifs publiés aujourd'hui par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux d'inoccupation moyen des appartements locatifs dans les 28 régions métropolitaines de recensement1 du Canada atteignait 2,2 % en octobre 2003, alors qu'il était de 1,7 % douze mois auparavant se situant ainsi plus bas que la moyenne de 3,4 % observée au cours de la période 1992-2002. C'est la deuxième année consécutive que ce taux enregistre une augmentation.

« Cette hausse du taux d'inoccupation au cours de l'année écoulée s'explique par un certain nombre de facteurs », a affirmé Bob Dugan, économiste en chef au Centre d'analyse de marché de la SCHL. « Le plus important est le bas niveau des taux hypothécaires, qui a diminué les charges de remboursement et réduit la demande de logements locatifs en mettant l'accession à la propriété à la portée de nombreux ménages locataires. Les taux d'inoccupation ont aussi augmenté parce que l'achèvement d'appartements locatifs est venu grossir l'offre de logements à louer dans beaucoup de centres urbains. »

« À l'échelle nationale, les taux d'inoccupation ont augmenté dans toutes les catégories de loyers dans plusieurs grands centres. Il n'en reste pas moins qu'au niveau des loyers les plus abordables l'offre reste encore insuffisante. Plus de logements locatifs abordables sont donc requis. Cette situation est confirmée par le fait que de nombreuses familles à faible revenu doivent payer plus de 30% de leur revenu en loyer » a déclaré Bob Dugan, Économiste en chef à la SCHL.

Les taux d'inoccupation étaient plus élevés qu'en octobre 2002 dans 20 des 28 régions métropolitaines canadiennes. Les taux les plus hauts ont été enregistrés à Saint John (N.-B.), Saguenay, Saskatoon, Calgary et Windsor. Québec, Sherbrooke, Victoria, Montréal et Gatineau figuraient parmi les villes ayant les plus faibles taux d'inoccupation.

Sur les onze régions métropolitaines de l'Ontario, neuf ont vu augmenter leur taux d'inoccupation. Celui-ci s'est accru d'au moins un point de pourcentage à Hamilton, Toronto, Kingston et Ottawa.

Au Québec, quatre des six régions métropolitaines affichaient des taux d'inoccupation supérieurs à ceux de 2002. La plus forte hausse relative s'est produite à Gatineau (de 0,7 à 1,2 %), tandis qu'à Montréal, Québec et Saguenay, le taux n'a progressé que faiblement. Sherbrooke et Trois-Rivières ont vu leur taux d'inoccupation baisser de plus de 1 %.

Dans les Prairies et en Colombie-Britannique, les taux d'inoccupation ont augmenté dans sept des huit régions métropolitaines. Seule Victoria a enregistré un recul, le taux y étant passé de 1,5 à 1,1%.

Du côté de l'Atlantique, le taux d'inoccupation à Saint John (N.-B.) a fléchi de 1,1 point de pourcentage pour s'établir à 5,2 %. Cela n'a pas empêché Saint John d'afficher, avec Saguenay, le plus fort taux d'inoccupation de toutes les régions métropolitaines du Canada. Le taux d'inoccupation a également diminué à Halifax et St. John's (T.-N.).

Toujours selon l'enquête annuelle sur les logements locatifs menée par la SCHL, le loyer moyen des appartements de deux chambres a augmenté dans toutes les régions métropolitaines sauf celles de Toronto et Calgary, où il n'a à peu près pas bougé (en baisse de 0,7 % à Toronto, stable à Calgary). C'est Gatineau qui a connu la plus forte hausse (6,7 %), suivie de Kingston (5,6 %). À London, Winnipeg, Saguenay et Montréal, les loyers moyens ont augmenté d'environ 4 %. À l'échelle nationale, les augmentations des loyers ont été les plus fortes pour les loyers situés dans le bas de l'échelle.

Dans la catégorie des appartements de deux chambres, les loyers mensuels moyens les plus élevés ont été observés à Toronto (1 040 $), Vancouver (965 $) et Ottawa (932 $), et les plus bas, à Trois-Rivières (436 $) et Saguenay (457 $).

L'Enquête sur les logements locatifs de la SCHL est menée tous les ans en octobre, dans le but de fournir des données sur les taux d'inoccupation observés et les loyers pratiqués dans les immeubles d'initiative privée comptant au moins trois appartements offerts en location.

Renseignements sur ce communiqué :

Bob Dugan
SCHL
Tél. : (613) 748-4009
bdugan@cmhc-schl.gc.ca

1 La définition des régions métropolitaines de recensement est celle de Statistique Canada.

Nota : Des tableaux présentant les données sur les taux d'inoccupation et les loyers suivent.

Pour obtenir de l'information sur le marché locatif local, veuillez vous adresser à votre succursale SCHL.

 

Taux d'inoccupation dans les immeubles d'initiative privée comptant trois appartements ou plus, selon la région métropolitaine
  Octobre
1999
Octobre
2000
Octobre
2001
Octobre
2002
Octobre
2003
Région de l'Atlantique          
St. John's 9,2 3,8 2,5 2,7 2,0
Halifax 3,6 3,6 2,8 2,7 2,3
Saint John 5,2 3,4 5,6 6,3 5,2
Région du Québec          
Gatineau 4,4 1,4 0,6 0,5 1,2
Montréal 3,0 1,5 0,6 0,7 1,0
Québec 3,3 1,6 0,8 0,3 0,5
Saguenay 4,9 4,4 4,4 4,9 5,2
Sherbrooke 7,6 4,7 2,3 1,8 0,7
Trois-Rivières 7,9 6,8 4,7 3,0 1,5
Région de l'Ontario          
Hamilton 1,9 1,7 1,3 1,6 3,0
Kingston* 3,4 1,8 1,5 0,9 1,9
Kitchener 1,0 0,7 0,9 2,3 3,2
London 3,5 2,2 1,6 2,0 2,1
Oshawa 1,7 1,7 1,3 2,3 2,9
Ottawa 0,7 0,2 0,8 1,9 2,9
St. Catharines-Niagara 3,2 2,6 1,9 2,4 2,7
Agglomération de Sudbury 11,1 7,7 5,7 5,1 3,6
Thunder Bay 7,5 5,8 5,8 4,7 3,3
Toronto 0,9 0,6 0,9 2,5 3,8
Windsor 2,7 1,9 2,9 3,9 4,3
Région des Prairies          
Calgary 2,8 1,3 1,2 2,9 4,4
Edmonton 2,2 1,4 0,9 1,7 3,4
Regina 1,4 1,4 2,1 1,9 2,1
Saskatoon 0,9 1,7 2,9 3,7 4,5
Winnipeg 3,0 2,0 1,4 1,2 1,3
Région de la Colombie-Britannique          
Abbotsford* 6,7 3,7 2,4 2,0 2,5
Vancouver 2,7 1,4 1,0 1,4 2,0
Victoria 3,6 1,8 0,5 1,5 1,1
Total (1) 2,6 1,6 1,1 1,7 2,2

(1)  (1) La moyenne pondérée des régions métropolitaines recensées ne comprend pas les RMR récemment créées d'Abbotsford et de Kingston pour les années antérieures à 2002.

* Les données antérieures à 2002 sont fondées sur la définition d'« agglomération de recensement », et les données de 2002 et 2003, sur la définition de « région métropolitaine de recensement ».

 


Loyer moyen pondéré dans les immeubles d'initiative privée de trois appartements ou plus, selon la région métropolitaine
  Une chambre Deux chambres
Oct. 2002 Oct. 2003 Oct. 2002 Oct. 2003
Région de l'Atlantique $ $ $ $
St. John's 510 520 589 607
Halifax 572 596 704 720
Saint John 424 423 492 504
Région du Québec        
Gatineau 509 548 599 639
Montréal 505 528 552 575
Québec 489 506 550 567
Saguenay 370 374 440 457
Sherbrooke 369 385 456 471
Trois-Rivières 370 382 431 436
Région de l'Ontario        
Hamilton 627 633 765 778
Kingston 598 627 727 768
Kitchener 638 646 750 754
London 566 586 705 736
Oshawa 713 752 819 845
Ottawa 767 768 930 932
St. Catharines-Niagara 583 600 695 704
Agglomération de Sudbury 513 524 647 651
Thunder Bay 532 552 657 672
Toronto 891 884 1,047 1,040
Windsor 638 650 769 776
Région des Prairies        
Calgary 657 661 804 804
Edmonton 575 588 709 722
Regina 480 490 581 589
Saskatoon 461 469 567 576
Winnipeg 490 508 622 645
Région de la Colombie-Britannique        
Abbotsford 530 537 650 672
Vancouver 743 759 954 965
Victoria 605 619 771 789