OTTAWA, Ontario, 21 mai 2004 — De 1996 à 2001, les conditions de logement se sont légèrement améliorées dans tout le Canada. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).
La proportion de ménages canadiens ayant des besoins impérieux de logement a baissé. Elle est passée de 17,9 %, en 1996, à 15,8 %, en 2001, d'après une analyse des données du Recensement de 2001. La situation a évolué de façon positive pour les propriétaires-occupants et les locataires, les améliorations les plus notables des conditions de logement ayant été enregistrées au Québec, au Yukon, au Nouveau-Brunswick et au Manitoba.
« L'amélioration des conditions de logement témoignent d'une économie saine au Canada, » a déclaré Doug Stewart, vice-président, Politiques et Planification. « Une bonne croissance de l'emploi et des revenus, jumelée à des taux hypothécaires bas et des hausses modestes des coûts du logement, ont permis à davantage de Canadiens de combler leurs besoins de logement. »
Toutefois, M. Stewart a néanmoins indiqué que « malgré cette récente amélioration, il ne faut pas oublier que 1,7 million de ménages canadiens éprouvent toujours des besoins impérieux. En 2001, presque tous ces ménages versaient plus de 30 % de leur revenu pour se loger et plus du tiers d'entre eux utilisaient 50 % de leur revenu ou plus pour un logement, ce qui leur laissait un revenu limité pour d'autres nécessités. »
L'incidence des besoins impérieux de logement parmi certains groupes comme les Autochtones vivant hors des réserves (25 %) et les immigrants récents (33 %) demeure beaucoup plus élevée que dans l'ensemble de la population. Les besoins de logement tendent à être plus aigus dans les grandes villes canadiennes et dans le grand nord.
Les données sur les besoins impérieux de logement excluent les réserves indiennes où le besoin de produire des logements afin de réduire le surpeuplement, de remplacer des habitations inférieures aux normes exigées et de répondre aux besoins d'une population croissante est bien documenté.
On estime qu'un ménage éprouve des besoins impérieux de logement s'il vit dans une habitation surpeuplée ou exigeant d'importantes réparations ou dont le loyer équivaut à 30 % ou plus de son revenu avant impôt et s'il ne peut trouver dans sa région un logement de qualité acceptable pour moins de 30 % de son revenu.
Les renseignements contenus dans le présent communiqué ont été publiés dans Le point en recherche de la SCHL, Série sur le logement selon les données du recensement de 2001 – Numéro 2 – La répartition géographique des besoins impérieux de logement et de la croissance des ménages, 1996-2001 et Numéro 3 – Qualité, taille et abordabilité du logement canadien.
Renseignements :
Douglas Stewart
Vice-président, Politiques et Planification
SCHL
Tél. : (613) 748-2553
Document d'information
Dans le numéro 2, la SCHL indique que le nombre total de ménages canadiens a augmenté de 7,8 % de 1996 à 2001. La proportion de ces ménages ayant des besoins impérieux de logement a baissé de 17,9 % à 15,8 %. Ainsi, le nombre total de ménages ayant des besoins impérieux de logement a diminué de 4,7 %.
Le pourcentage de ménages ayant des besoins de logement a baissé dans l'ensemble des provinces et des territoires, à l'exception de Terre-Neuve-Labrador où il n'a pas changé. Le nombre de ménages dans le besoin a diminué dans l'ensemble des provinces et des territoires, sauf en Alberta, en Ontario et en Nouvelle-Écosse où il a légèrement augmenté.
Ménages canadiens ayant des besoins impérieux de logement, 1996 et 2001
| Hausse du nombre total des ménages | Total des ménages ayant des besoins impérieux de logement | Proportion des ménages ayant des besoins impérieux de logement | |||||||
| (milliers) | (milliers) | (milliers) | |||||||
| Province / territoire | 1996 | 2001 | Variation | 1996 | 2001 | Variation | 1996 | 2001 | Variation |
| Nombre | Nombre | % | Nombre | Nombre | % | Nombre | Nombre | % | |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 177,8 | 181,7 | 2,2 % | 28,4 | 29,1 | 2,5 % | 16,0% | 16,0 % | 0,0 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 45,1 | 48,1 | 6,7 % | 7,5 | 7,4 | -1,3 % | 16,6 % | 15,5 % | -6,6 % |
| Nouvelle-Écosse | 323,1 | 339,7 | 5,1 % | 58,7 | 60,9 | 3,7 % | 18,2% | 17,9 % | -1,6 % |
| Nouveau-Brunswick | 255,7 | 268,8 | 5,1 % | 38,9 | 36,8 | -5,4 % | 15,2 % | 13,7 % | -9,9 % |
| Québec | 2 621,6 | 2 812,8 | 7,3 % | 477,8 | 393,1 | -17,7 % | 18,2 % | 14,0 % | -23,1 % |
| Ontario | 3 680,3 | 3 981,5 | 8,2 % | 684,8 | 689,9 | 0,7% | 18,6 % | 17,3 % | -7,0 % |
| Manitoba | 374,6 | 389,8 | 4,1 % | 61,8 | 58,1 | -6,0 % | 16,5 % | 14,9 % | -9,7 % |
| Saskatchewan | 314,4 | 323,1 | 2,8 % | 46,0 | 44,8 | -2,6 % | 14,6 % | 13,9 % | -4,8 % |
| Alberta | 891,2 | 1 014,2 | 13,8 % | 126,8 | 131,3 | 3,5 % | 14,2 % | 12,9 % | -9,2 % |
| Colombie-Britannique | 1 315,4 | 1 416,7 | 7,7 % | 257,1 | 251,4 | -2,2 % | 19,5 % | 17,7 % | -9,2 % |
| Yukon | 10,2 | 10,2 | 0,0 % | 2,1 | 1,8 | -14,3 % | 20,5 % | 17,9 % | -12,7 % |
| T.N.-O. | s. o. | 12,0 | s. o. | s. o. | 2,2 | s. o. | s. o. | 18,5 % | s. o. |
| Nunavut | s. o. | 7,1 | s. o. | s. o. | 2,7 | s. o. | s. o. | 38,7 % | s. o. |
| T.N.-O. et Nunavut* | 18,3 | 19,1 | 4,4 % | 4,8 | 5,0 | 4,2 % | 26,2 % | 26,0 % | -0,8 % |
| CANADA | 10 027,8 | 10 805,6 | 7,8 % | 1 794,6 | 1 709,7 | -4,7 % | 17,9 % | 15,8 % | -11,7 % |
Dans le numéro 3, la SCHL présente une évaluation des besoins des ménages par rapport aux trois normes liées à son indicateur global de logement adéquat : taille, qualité et abordabilité du logement. Confirmant les résultats d'études antérieures, la SCHL a constaté que la plupart des ménages canadiens (70 %) vivaient dans des logements adéquats en 2001, soit que ces derniers répondent aux trois normes. Le reste des ménages (30 %) vivant dans des logements non adéquats ont été répartis entre ceux ayant un revenu suffisant pour obtenir un logement adéquat et ceux dont le revenu est insuffisant. La SCHL estime que les 15,8 % dans le dernier groupe ont des besoins impérieux de logement.
Pour télécharger une copie du rapport publié récemment Le point en recherche de la SCHL, Série sur le logement selon les données du recensement de 2001 – Numéro 2 – La répartition géographique des besoins impérieux de logement et de la croissance des ménages, 1996-2001 et le Numéro 3 – Taille, qualité et abordabilité du logement canadien, visitez le site Web de la SCHL à www.schl.ca. Vous pouvez aussi obtenir ce rapport gratuitement en appelant à la SCHL, au 1-800-668-2642.
La gamme de programmes de logement du gouvernement du Canada témoignent de sa résolution à améliorer, de différentes façons, les conditions de logement et leur abordabilité.
De 2001 à 2007, le gouvernement fédéral investira un milliard de dollars afin d'accroître l'offre de logements abordables. Des ententes concernant le logement abordable ont été signées avec toutes les provinces et les territoires, et une somme de 276 millions de dollars a déjà été engagée pour la production d'environ 12 000 logements. Dans le cadre de ces ententes, les provinces peuvent concevoir des programmes afin de répondre à leurs besoins particuliers en matière de logement abordable, tout en créant des logements abordables destinés aux ménages à revenu faible ou modeste.
Chaque année, le gouvernement fédéral verse environ deux milliards de dollars principalement afin de venir en aide à quelque 636 000 ménages à revenu faible ou modeste; cette aide est fournie dans le cadre des programmes d'aide au logement de la SCHL et englobe le soutien financier accordé à un grand nombre de coopératives d'habitation et d'ensembles de logements sans but lucratif.
Une somme de 384 millions de dollars a été versée afin de prolonger de trois ans les programmes de rénovation actuels de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), ce qui renforcera le succès obtenu par ces programmes à ce jour. Le Programme d'aide à la remise en état des logements, le programme Logements adaptés : aînés autonomes, le Programme de réparation d'urgence et le Programme d'amélioration des maisons d'hébergement font partie des programmes de rénovation de la SCHL. Ces derniers permettent de rendre les logements conformes aux normes minimales de salubrité et de sécurité et ont aidé environ 650 000 ménages canadiens comptant parmi ceux ayant le plus besoin d'un logement.
La SCHL appuie également les partenariats pour le logement abordable conclus dans les collectivités. En 2003, le Centre du partenariat public-privé dans l'habitation de la SCHL a facilité la réalisation de plus de 80 ensembles comptant au total presque 6 000 logements. Depuis la création du Centre, plus de 30 000 logements ont été produits.
En outre, la SCHL appuie la création de logements abordables grâce à des activités de recherche et de démonstration.
La SCHL permet de financer à faible coût des ensembles de logements abordables grâce à ses activités d'assurance prêt hypothécaire et de titrisation. La SCHL est la seule société à offrir de l'assurance prêt hypothécaire pour le financement d'ensembles de logements locatifs.
Pour les propriétaires-occupants, la SCHL a rendu l'achat d'une habitation plus abordable depuis qu'elle a réduit de 15 % les primes d'assurance hypothécaire, le 14 juillet 2003.
En 2002-2003, la SCHL a versé près de 105,5 millions de dollars aux programmes de logement dans les réserves. De plus, la SCHL aide à développer le potentiel des Premières nations afin qu'elles puissent répondre à leurs propres besoins de logement et gère l'Initiative de stages en habitation pour les jeunes des Premières nations et les jeunes Inuits.
Enfin, le gouvernement fédéral a accordé la somme de 405 millions de dollars pour prolonger de trois ans l'Initiative de partenariats en action communautaire, afin d'aider les collectivités à poursuivre leurs efforts face à l'itinérance.